Cérémonie des vœux 2019

Monsieur le Ministre, Président de Dijon Métropole,

Monsieur le conseiller départemental,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les représentants des autorités civiles, militaires et religieuses,

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Je suis très heureux de vous retrouver pour cette traditionnelle cérémonie des vœux aux forces vives de Quetigny.

Chaque année, c’est un bonheur renouvelé pour mon équipe et moi-même de vous voir si nombreux dans cette salle Mendès-France qui est, comme toujours, décorée avec beaucoup d’imagination et de talent par les services municipaux.

Avant tout, permettez-moi de souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous, à vos familles et à vos proches, une belle et heureuse année 2019.

Cette période des vœux nous invite à envisager, en notre for intérieur, un faisceau de rêves, de résolutions, de projets personnels ou professionnels qui nous semble à portée de main… et qui servira de source de motivation pour le restant de l’année.

C’est pourquoi, j’aimerais placer cette année 2019 sous le signe du champ des possibles.

Fidèle à l’esprit de Quetigny, ville humaniste, ouverte sur le monde et solidaire, je profite de cet instant pour adresser un message de soutien aux personnes malades, dans la difficulté ou dans la peine.

Que 2019 guérisse leurs maux et leurs souffrances et contribue à l’avènement d’un monde plus fraternel.

Au cours de l’année écoulée, nous avons initié un important travail avec le Mouvement de la Paix. Cette association d’éducation populaire milite depuis 1948 pour la promotion d’une culture de la Paix et de la non-violence en France et dans le monde.

L’un de nos objectifs est de susciter l’intérêt des plus jeunes pour ce sujet qui peut paraitre banal dans notre pays qui n’a plus connu la guerre sur son sol depuis des décennies, mais dont on peut mesurer chaque jour l’urgence en suivant l’actualité internationale.

Je pense notamment au Mali avec qui nous avons des liens d’amitié particuliers et je conduirai d’ailleurs une nouvelle mission de coopération en mars prochain à Koulikoro avec le comité de jumelage.

Sur ce thème de la paix, une collaboration fructueuse s’est engagée avec les écoles de Quetigny en 2018.

Elle a conduit, entre autres, à l’organisation de la marche pour la paix le 22 septembre dernier.

 

Ce jour-là, plus de 200 personnes – petits et grands – ont sillonné la ville et nous en avons profité pour célébrer, devant l’école et la salle du même nom, le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, une des grandes figures universelles de l’action politique non violente.

Le 11 novembre dernier, la commémoration du centenaire de la fin de la 1ère guerre mondiale nous a aussi permis de mettre en lumière tous les engagements collectifs et individuels qui concourent, ensemble, à préserver la paix entre les nations et l’amitié entre les peuples.

La participation d’une chorale d’élèves de l’école élémentaire des Aiguisons a contribué à donner à cette cérémonie une émotion et une portée supplémentaires.

Cette belle initiative se poursuivra en 2019 par un grand concert pour la paix programmé le vendredi 15 février ici même, dans cette salle.

Cette soirée exceptionnelle réunira quatre classes des écoles de la Fontaine-Aux-jardins, des Huches et des Cèdres, ainsi que la classe voix de 6ème du collège Jean-Rostand accompagnées de musiciens de l’école municipale de musique.

Je tiens, dès aujourd’hui, à remercier tous les intervenants, notamment les enseignants, qui vont rendre possible cette opération… Car la paix et la fraternité sont ce que nous avons de plus précieux face à la menace terroriste et face aux discours de haine et d’intolérance qui prolifèrent chez nous et partout dans le monde.

 

L’année 2018 aura été marquée par de nombreux évènements dans notre ville, en France et dans le monde.

Au niveau national,  je retiendrai - entre autres - la démission de Nicolas Hulot, qui restera, selon moi, comme un des signes annonciateurs de l’impasse dans laquelle nous nous débattons aujourd’hui.

La force de certains lobbys est telle que nous n’avons pas - jusqu’à présent - réussi à limiter leur influence dans le champ politique.

Trop souvent, l’intérêt général doit encore se plier au profit de leurs seuls intérêts financiers.

Les récentes tergiversations du ministre de l’économie autour de l’interdiction du dioxyde de titane E 171 en ont été l’illustration parfaite. Ce colorant que l’on retrouve dans les pâtisseries et produits de beauté est potentiellement cancérigène.

Il a fallu une forte mobilisation citoyenne pour que Bruno Le Maire acte finalement de son interdiction dans trois mois.

On constate aussi toutes les difficultés pour mettre fin à l’utilisation du glyphosate. Depuis le 1er janvier, la vente de cet herbicide dangereux pour l’environnement et pour la santé est interdite aux particuliers. En revanche, il est toujours accessible pour la filière agricole.

A Quetigny, je rappelle que cela fait déjà plusieurs années que nous entretenons nos espaces verts sans pesticide. Nous réapprenons à vivre avec plus de biodiversité en ville.

 

Dans un autre registre, nous avons appris il y a peu que les entreprises du CAC 40 avaient versé des dividendes record à leurs actionnaires en 2018, alors que dans le même temps, il est impossible d’évaluer les effets du C.I.C.E. qui a mobilisé plusieurs milliards d’argent public pour ces mêmes entreprises, sans contrepartie.

Chaque jour, j’ai le sentiment que le bon fonctionnement de notre société est miné par des décisions qui semblent être prises en dépit du bon sens.

Notre pacte social est fragilisé à la fois par ce manque de confiance dans les institutions et aussi par les inégalités qui continuent de se creuser.

A Quetigny comme ailleurs, nous constatons avec inquiétude cette paupérisation d’une part grandissante de la population.

Pour tenter de mieux répondre à ce besoin de solidarité, nous allons donc réaliser en 2019 une nouvelle analyse des besoins sociaux afin d’actualiser nos données sur Quetigny.

Ces informations nous permettront de rechercher, avec l’aide de nos partenaires, des solutions plus adaptées pour remédier aux problèmes de nos concitoyens les plus fragiles.    

 

Le constat général partagé est que notre pays semble déboussolé, notre système sclérosé, et certains de nos dirigeants politiques paralysés et incapables de donner du sens à leur action.

C’est cela qui nourrit nos inquiétudes et, d’une certaine manière, la colère des gilets jaunes.

Soyons bien clairs.

Rien ne peut justifier les déchainements de violence qui ont eu lieu à Dijon, Paris ou ailleurs.

Rien ne peut justifier que des forces de l’ordre, des élus de la République ou des journalistes soient pris à partie, que des magasins ou du mobilier urbain soient vandalisés.

Rien ne peut justifier les propos racistes, antisémites, homophobes, les menaces ou les théories du complot qui fleurissent sur les réseaux sociaux ou dans la bouche de certains gilets jaunes.

Mais je considère que l’on aurait tort de réduire ce mouvement à cela.

Notre pays, la France, est suffisamment ébranlé par cette crise pour éviter de tomber, à notre tour, dans la caricature ou la simplification.

Et je vais être franc avec vous, ce qui se passe en ce moment est pour nous, élus locaux, une source éprouvante de questionnement, voire d’incompréhension.

Parfois, nous pouvons nous sentir injustement visés par certains slogans  entendus çà et là dans les cortèges comme le « tous pourris », alors que nous consacrons beaucoup de notre temps et beaucoup de notre énergie pour le bien commun et l’intérêt général.

A notre niveau, nous subissons aussi cette petite musique lancinante qui nous prétend déconnectés de la réalité, enfermés dans notre tour d’ivoire, faisant partie d’une élite, alors que nous jonglons quotidiennement entre notre engagement politique très prenant et nos vies privée et professionnelle…

Être élu local, cela ne donne pas droit à des privilèges mais à des devoirs et beaucoup de responsabilités, ce qui explique que près d’un maire sur deux ne compte pas se représenter en 2020.

Pour ma part, ce que je veux retenir - avant tout - de ce mouvement social inédit, ce sont ces aspirations qui transpirent dans les témoignages recueillis partout en France sur les ronds-points, que je pourrais résumer ainsi :

Comment pouvons-nous mieux partager les richesses ?

Comment protéger les plus fragiles d’entre nous ?

Comment garantir un avenir aux générations futures et à notre planète ? Comment bien vivre ensemble en respectant toutes nos diversités ?

Comment garantir la paix, la concorde et le respect de nos libertés ?

Comment garantir la dignité de chacun quel que soit sa situation sociale ?

Ce sont ces questions - et elles seules - qui sont primordiales, dignes de notre attention et gage de notre humanité.

Ce sont ces mêmes questions qui motivent mon engagement politique et celui des élus de mon équipe depuis toujours.

Enfin, c’est à ces questions que nous tentons d’apporter des réponses au niveau municipal, dans une continuité de pensée et d’appartenance politique… même si nous mesurons chaque jour les limites de notre action.

C’est pourquoi, je déplore que le Président de la République et le Premier ministre ne soient pas - pour le moment - à la hauteur de ces enjeux, bien au-delà de choix politiques contestables telle la suppression de l’ISF.

Tous deux ont beau jeu d’appeler les maires à la rescousse, alors qu’il y a deux mois, le Président de la République déclinait délibérément l’invitation des Maires de France malgré sa promesse.

J’appartiens peut-être à l’ancien monde, mais j’ai la conviction que les corps intermédiaires – les syndicats, les partis politiques, les associations - même affaiblis, restent un maillon essentiel de notre démocratie… et l’on aurait tort de se priver de leur appui pour aider les citoyens à façonner, à guider et à évaluer l’action publique.

De la même manière, il serait dangereux, selon moi, de remettre en cause un des principes démocratiques fondamentaux qui est la légitimité des élus.

C’est pourquoi, il serait souhaitable - dans l’intérêt de nos concitoyens - que ce grand débat national ne soit pas un nouveau rendez-vous manqué.

Et si certains aspirent à une forme de démocratie plus directe, comme le fameux « référendum d’initiative citoyenne », je veux attirer leur attention sur de possibles dérives et la nécessité d’établir des gardes fous.

Nous avons malheureusement vu de quelle manière la consultation citoyenne en ligne lancée à la mi-décembre par le Conseil économique, social et environnemental a été totalement manipulée par des membres de la « Manif pour tous » afin de propager leurs idées conservatrices.

Rappelons-nous ce que disait Winston Churchill en 1947 dans un passage resté célèbre : « la démocratie est la pire forme de gouvernement… à l'exception de toutes les autres ».

Alors… aura-t-on suffisamment de clairvoyance et d’intelligence collective cette année pour réformer alors que la machine infernale à broyer l’humain est à l’œuvre, ici en France, et ailleurs dans le monde ?

Je l’espère de tout cœur, pour nous et pour nos enfants.

 

Ecoutons aussi ce qui ressort des reportages réalisés sur le terrain, prenez par exemple celui de Florence Aubenas dans le journal le Monde.

Derrière la colère se dévoile le besoin de plus de lien et de contact humain. Le rond-point est devenu un lieu de sociabilité, de discussion, d’échanges parfois houleux et la cabane symbolise le café ou le bistrot qui ont disparu de nos campagnes et de nos villes…

Méfions-nous car l’individualisme et la solitude sont en train de gagner du terrain et eux-aussi représentent une menace mortelle pour notre cohésion sociale et pour notre bien-être à tous.

Et il est évident que les réseaux sociaux ne peuvent être à eux seuls la réponse à ces menaces. Au contraire, il est urgent de redonner collectivement du sens à nos actions, pour que la personne humaine puisse se construire, s’épanouir et se développer grâce à l’action collective, tout comme cette action collective se développe grâce à des individus éclairés.

De la même manière, un aménagement du territoire plus cohérent aidera certainement à mieux répondre aux besoins élémentaires de nos concitoyens, notamment les plus fragiles, grâce à des services publics, des logements et des transports plus adaptés.

Au niveau local, je veux souligner l’engagement important de la métropole sur ces dossiers de l’habitat et de la mobilité comme sur d’autres sujets tels que l’emploi, le développement économique, la recherche et l’enseignement.

Monsieur le Président, je reconnais aussi votre implication personnelle dans la réalisation des grands projets qui permettront de faire rayonner la métropole et seront utiles aux 24 communes qui la composent ; je pense par exemple à On Dijon, à la Cité de la gastronomie ou à l’implantation de deux nouvelles écoles d’ingénieurs aux portes de Quetigny.

Nous entendons prendre toute notre part dans cette dynamique, tout en veillant à ce que notre identité soit respectée.

Cela a été le cas, je veux le remarquer, lors du travail sur le règlement local de publicité ou plus récemment lors de la définition du PLUI- HD.

Nous savons, vous et moi, Monsieur le Président, que du temps et des efforts supplémentaires seront nécessaires pour garantir un niveau de service conforme aux attentes et faire adopter plus largement l’idée d’une communauté de destin mais je suis certain que nous y parviendrons.

Au final, continuer - comme certains - d’opposer rural et urbain n’a pas de sens et ne fait que renforcer la défiance entre les Français.

 

Vous le voyez, aujourd’hui face à vous, je n’ai pas de réponse toute faite, je dirai même que j’ai, moi aussi, beaucoup de questions.

Fort heureusement, j’ai également des certitudes et des convictions, en premier lieu le respect intangible que nous devons, chacune et chacun, aux principes républicains qui ont été forgés au plus profond de l’histoire de notre pays.

Et j’ai aussi l’expérience concrète, bien réelle, de ce que nous réalisons, ici, à Quetigny depuis des décennies.

Nous n’avons pas attendu les injonctions du gouvernement ou de certains au Conseil municipal qui voudraient nous donner des leçons en matière de démocratie participative ou de concertation.

Depuis longtemps, nous organisons des ateliers d’information et d’échanges sur tous les sujets ; des réunions publiques pour expliquer nos principaux projets ; ou des rencontres avec des habitants lorsque l’actualité locale nécessite de rassurer, consulter, informer ou lever des doutes.

Nous l’avons fait encore récemment avec des locataires de la rue Ronde et des victimes d’incendies de voitures.

Le magazine municipal Vivre à Quetigny vous rend compte régulièrement des travaux et des réflexions en cours, tout comme la page Facebook du même nom.

Et je vous confirme qu’un nouveau site Internet est en gestation. Il permettra, nous l’espérons, une meilleure prise en compte de la relation avec les usagers et les habitants.

Il faut aussi savoir que depuis très longtemps une permanence d’adjoint est organisée chaque samedi matin en mairie, sans rendez-vous.

Elle permet de recevoir les habitants qui le souhaitent sur tous les sujets. Ce n’est pas un cahier de doléance, c’est un cahier de permanence, mais le principe reste le même.

Enfin, je le répète chaque année, nous nous faisons un devoir d’honorer la confiance que les habitants nous ont accordé en 2014, en respectant point par point les engagements de notre programme qui avait été étudié et détaillé, contrairement à d’autres.

Bien entendu, des améliorations sont à rechercher et nous réfléchissons constamment à la manière de pouvoir susciter davantage la participation des habitants, au-delà de celles et ceux que nous avons l’habitude de rencontrer.

Dès la semaine prochaine, nous allons lancer un nouveau cycle de 12 réunions de quartier. Comme les années précédentes, nous irons au contact des habitants au plus près de chez eux, pour les écouter et pour les informer.

En parallèle, nous multiplions les animations dans la ville et sur la nouvelle Place Centrale Roger-Rémond.

C’est d’ailleurs une joie et une fierté pour moi d’avoir revu dans le film cette foule radieuse qui a participé - nombreuse - à la journée festive du 15 septembre, au grand marché bio ou aux illuminations de Noël.

La dynamique semble bien engagée.

Le supermarché de la place centrale et ses 17 emplois ont été sauvés et je veux remercier une nouvelle fois l’enseigne Casino pour sa confiance.

Demain matin, je vous donne rendez-vous pour le « p’tit marché bio » mensuel qui va, nous l’espérons, prendre racine, tout comme les arbres et les arbustes qui sont en cours de plantation jusqu’à la fin de l’hiver.

Il faut bien avoir conscience que ce lieu va prendre - petit à petit - la forme imaginée au départ et développer - au fur et à mesure - tout son potentiel car il reste encore plusieurs pièces importantes à intégrer au puzzle.

La première d’entre elles vous ouvrira ses portes dans tout juste un an. Il s’agit du restaurant / brasserie situé juste en face du supermarché Casino. Le gérant est choisi. Il laissera son restaurant de Nuits-Saint-Georges pour rejoindre Quetigny avec une partie de son équipe. Rendez-vous est pris début 2020 pour savourer la première entrecôte sauce époisses.

Les premiers logements vont eux aussi commencer à sortir de terre d’ici la fin de l’année. Les promoteurs ont déposé les permis de construire et vont lancer la commercialisation dans les prochaines semaines.

 

Ces nouveaux immeubles abriteront des espaces collectifs généreux et utiles tels que des ateliers de bricolage ou de réparation de vélo, des jardins partagés, car le bien vivre avec ses voisins s’amorce dès que l’on a franchi le pas de sa porte.

Nous mettons également la dernière main au programme du futur équipement d’animation culturelle qui sera situé au terminus du tramway.

La semaine prochaine, nous allons d’ailleurs visiter la médiathèque François-Mitterrand située à Héricourt, une commune de Haute-Saône, avec toute l’équipe de la bibliothèque.

Enfin, nous allons poursuivre les finitions de l’avant de la place Centrale Roger-Rémond et engager la rénovation de la place arrière avec essentiellement la pose de dalles et la création de nouvelles pelouses.

La fin de ce chantier est programmée pour l’été.

Parce que nous sommes à Quetigny, chacune des pièces de ce puzzle a été travaillée avec le souci de l’humain.

Parmi les grands rendez-vous de l’année 2019, il y aura l’ouverture du nouvel équipement municipal petite enfance sur la plaine des Huches.

Sa présentation lors de la pose du premier mur à « ossature bois » en novembre dernier a fait l’unanimité et nous sommes tous impatients de le voir fonctionner.

Enfin, les élèves et enseignants de l’école maternelle des Aiguisons découvriront un bâtiment entièrement rénové à la rentrée scolaire prochaine suite à la réalisation de la dernière phase de ce chantier exemplaire.

Vous le voyez, nous sommes tous - agents et élus municipaux – mobilisés pour le bien-être des habitants de Quetigny, tout en veillant à garantir une gestion saine des finances la commune. Nous n’allons d’ailleurs pas augmenter les impôts cette année.

Et fort heureusement, je peux attester que nous ne sommes pas seuls à Quetigny à faire tout ce travail.

De nombreuses associations s’engagent à nos côtés et je veux féliciter les  nombreux bénévoles et dirigeants associatifs présents ce soir.

C’est un vrai bonheur pour nous de voir le centre social la Passerelle, désormais bien installé dans ses nouveaux locaux, retrouver un dynamisme contagieux et développer le pouvoir d’agir des habitants.

Leur voisin immédiat, l’association ORE, fait chaque année des miracles pour favoriser la réussite éducative de nombreux jeunes de Quetigny.

Quant à l’Association Sportive de Quetigny qui connaitra, elle-aussi, un   déménagement prochain, ses sections font un travail formidable qui va bien au-delà du sport, comme l’illustre l’Escrime, récompensée pour son projet destiné aux enfants atteints de troubles de l’apprentissage.

En votre nom et celui des habitants,  je remercie l’ensemble des associations qu’elles soient sportives, solidaires, culturelles, éducatives  ou de loisirs pour leur contribution à la qualité de vie, à l’épanouissement et au lien social dans notre ville.

Je remercie également nos partenaires institutionnels qui nous apportent un soutien précieux, je pense à la CAF, à la CCI ou bien encore à SCIC Habitat Bourgogne qui est devenu CDC Habitat.

Malgré une politique gouvernementale extrêmement pénalisante pour le logement social, le bailleur CDC Habitat va tout de même pouvoir lancer cette année une importante rénovation de 98 logements Cour Sully et assumer la construction de 40 autres logements – dont 8 réservés aux personnes handicapées -  dans le cadre du projet Cœur de Ville, sans oublier la résidence intergénérationnelle à Atlas dont les travaux vont bientôt démarrer.

Tous ensemble, nous assumons pleinement notre rôle d’accompagnement et d’amortisseur social auprès des habitants.

A Quetigny, nous avons aussi la grande satisfaction de compter sur l’action des forces de gendarmerie qui sont commandées depuis le mois d’août par le Capitaine Perrin dont je salue le professionnalisme.

Ce soir, je veux rendre hommage à leur engagement et plus largement à l’engagement de toutes les forces de sécurité qui risquent quotidiennement leur vie pour garantir la nôtre.

Rappelons-nous le sacrifice héroïque de l’Officier de gendarmerie Arnaud Beltrame lors de l’attaque terroriste de Trèbes en mars dernier ou plus récemment les deux pompiers qui ont péri lors d’une intervention à Paris.

Dans ce domaine de la sécurité et de la tranquillité publique, notre volonté à Quetigny est, là-aussi, d’assurer un contact permanent avec les habitants et les commerçants et d’accompagner au mieux les victimes d’incivilités ou d’actes de délinquance.

Il est évident que le Maire ne peut pas tout, mais nous devons entendre leur souffrance, leur exaspération ou leur colère et tenter de les aider du mieux possible.

C’est ce que nous faisons aux côtés de la gendarmerie et de la justice, chacun dans notre rôle, en tant que coproducteur de sécurité.

Aujourd’hui, la police municipale est omniprésente sur le terrain que ce soit en patrouille pédestre, à vélo ou en voiture. Son effectif a été renforcé et ses missions de proximité réaffirmées et nous allons éditer un guide de la tranquillité publique qui sera diffusé à tous les habitants pour mieux les informer.

A travers l’exemple de la police municipale, je veux saluer le travail de l’ensemble des services municipaux qui n’ont pas toujours la tâche facile mais font honneur aux valeurs du service public.

Vous conviendrez avec moi que le calendrier 2019 est déjà très chargé mais nous devrons impérativement trouver le temps de donner le nom de Francis Moulun au bâtiment occupé par la Passerelle et celui de Jean-Claude Marcuard au centre sportif des Cèdres.

Avec mon équipe, je considère qu’il est important de se souvenir et de rendre hommage aux personnes qui se sont investies, de manière désintéressée, pour le bien commun et l’épanouissement de leurs concitoyens.

Pour cette nouvelle année 2019, le champ des possibles - que j’évoquai plus haut - nous est promis. Il nous revient à chacune et à chacun d’en saisir les opportunités.

Je veux conclure ce discours par une invitation… je vous convie toutes et tous à participer à la nuit de la lecture qui se déroulera demain à la bibliothèque à partir de 16h30.

Cette animation nous donnera un avant-goût de la dynamique qui est en germe autour de la future médiathèque et qui se traduira également, dès la rentrée prochaine, par l’ouverture le dimanche.

J’ai d’ailleurs pu lire dans la presse locale que Dijon allait nous suivre dans cette voie.

A vous toutes et à vous tous, je souhaite de nouveau une très bonne année 2019.

Je vous remercie.

 

Rémi Détang