Service Minimum d'Accueil

La loi du 20 août 2008 instaure un « droit d'accueil » qui impose aux communes d'organiser l'accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires en cas de grève des enseignants.

Service Minimum d'Accueil (SMA)

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A Quetigny, nous appliquerons cette loi dans un esprit républicain, en dépit des fortes réserves de fond que cette initiative gouvernementale suscite.
En effet, nous considérons que celle-ci contribue, avec d'autres, à fragiliser ce que notre République a de plus précieux - son système éducatif.

Car sous couvert de « décharger » les familles, cette mesure remet en question les ambitions, les contenus et les moyens mobilisés en faveur du service public de l'éducation.

Soyons clairs : ce service qualifié de « minimum » n'est rien d'autre qu'une garderie ; des élus de tout bord critiquent ses incertitudes, sa lourdeur et son financement approximatif ; il constitue clairement une remise en cause du droit de grève des enseignants ; enfin, l'Etat se décharge une nouvelle fois de ses responsabilités sur les communes.

Mais parce que la Municipalité place la sécurité des enfants au-dessus de toute autre considération, nous avons prévu une organisation reposant exclusivement sur la mobilisation d'agents municipaux permanents qui travaillent régulièrement au contact des enfants.
C'est pourquoi, ce « droit d'accueil » pourrait ne pas être organisé si les conditions satisfaisantes de sécurité (en terme d'encadrement notamment) ne sont pas réunies. Je pense en particulier aux cas de grève des fonctions publiques pouvant affecter le personnel communal ou bien de mouvement massif des enseignants.
Dans ces circonstances, j'inviterai les parents qui en ont la possibilité à ne pas envoyer leurs enfants à l'école.

Parce que la réussite scolaire est un enjeu prioritaire, nous estimons que l'école laïque et républicaine mérite de la part de l'Etat une vraie ambition et des moyens en conséquence.

Michel BACHELARD
Maire de Quetigny