Alexandre Ecarnot, aide-soignant au CHU

 

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Malgré son expérience de professionnel de santé au CHU Dijon Bourgogne depuis 2005 (brancardier puis aide-soignant au service de nephrologie), Alexandre Ecarnot, 34 ans, a vécu un sacré « baptême du feu » en intégrant en septembre 2019 le service réanimation neuro-traumatologique. Il a tout juste eu le temps de prendre ses marques dans son nouveau service avant d’affronter la vague pandémique de la Covid-19.
« Très rapidement, une nouvelle organisation a été décidée en coordination avec la direction et les médecins urgentistes pour accueillir dans de bonnes conditions les patients atteints de la Covid-19. Sur un week-end, l’équipe a mis en place une nouvelle unité Covid en séparant le service en deux secteurs distincts. Au début de la pandémie, 8 lits ont été réservés pour les patients atteints par l’épidémie puis très vite la totalité de nos lits, soit 16 places. Les patients que nous traitions habituellement (traumatismes liés à des AVC, des accidents de la route…) ont été accueillis dans les différents services du CHU. Pendant un mois et demi, nous étions au plus fort de la crise avec un taux d’occupation au maximum de nos capacités. Parmi nos patients,nous avons eu deux tiers de guérisons et malheureusement un tiers de décès souvent parmi celles et ceux qui avaient des pathologies aggravantes (diabète, problèmes cardio-vasculaires…).
Dans son unité, Alexandre met en avant le grand professionnalisme de ses collègues et l’excellente organisation du CHU Dijon Bourgogne en termes de mises à disposition de matériel de protection et de renfort de personnels pour répondre aux besoins. « Nous avons appliqué un protocole différent pour nous protéger et protéger les patients notamment au niveau du port du masque constant et des mesures strictes dans l’habillement. Du coup, en adoptant ces nouveaux gestes et précautions, je n’ai pas
eu d’inquiétude particulière y compris pour mes proches ».
Un recul nécessaire qu’Alexandre puise aussi dans d’autres occupations notamment en étant bénévole actif au sein du comité de jumelage-coopération de Quetigny. « Je participe aux actions de solidarité en direction de la ville jumelle de Koulikoro depuis mes 16 ans. Au-delà des séjours au Mali, j’apprécie particulièrement la dimension humanitaire nord/sud mais aussi les riches échanges multiculturels entre les populations ».